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Nous vous proposons ici une selection de quelques films.

Retrouvez les résumés et les dates de sorties de nombreux autres films dans le numéro des Echos de Pologne en cours.

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SORTIES DU MOIS DE MARS 2011

 

Never Let Me Go (Nie opuszczaj mnie) de Mark Romanek, Etats-Unis/ Royaume-Uni, 2010, thriller fantastique :

Kathy, Ruth et Tommy sont depuis le début de leur scolarité les pensionnaires d'une école spéciale qui fait tout ce qu'il faut pour les mettre dans les meilleures conditions, mais qui en même temps les coupe du monde. Le passage à l'âge adulte n'en est que plus douloureux et remet tout en question.

Après l'inquiétant Photo obsession, Mark Romanek en remet une couche avec le non moins étrange Never Let Me Go, adaptation du roman éponyme de Kazuo Ishiguro. Le sujet, le clonage thérapeutique, n'est pas particulièrement réjouissant à la base, mais son traitement par le cinéaste l'est encore moins. La tension maximale provient de l'opposition entre une photographie sublime proposant des décors rassurants et tranquilles et une vérité terrifiante que les protagonistes et les spectateurs découvrent en même temps à un rythme savamment distillé. Tout est déjà écrit pour les trois héros, aucune de leur illusion ne pourra les sauver, mais ce qui est le plus tragique, c'est que formatés depuis leur enfance, ils n'ont jamais l'idée de se révolter : la résignation est leur seule réponse. Un film très noir sur l'évolution de la société en générale et sur le progrès médical en particulier.

Le 4 mars


How Do You Know? (Skąd wiesz?) de James L. Brooks, Etats-Unis, 2010, comédie romantique :

Lisa est exclue soudainement de son club de softball qui était toute sa vie. George est injustement accusée de malversations financières et risque la prison. C'est précisément à ce moment-là où tout va mal pour tous les deux qu'ils se rencontrent.

James L. Brooks est plutôt du genre fidèle, et même doublement. Fidèle aux Simpson qu'il a co-créés et dont il a assuré le scénario du film. Fidèle à Jack Nicholson (ou c'est peut-être l'inverse) pour qui il a composé plusieurs rôles à succès toujours dans le style comédie romantique et grâce auxquels l'acteur a remporté deux Oscar (Terms of Endearment et As Good As It Gets). How Do You Know? poursuit la coopération dans la même veine et si vous ne faites pas trop attention ni à son titre ni à son affiche, ni à sa mauvaise réputation, vous pouvez vous attendre à passer un assez bon moment (sans grande surprise) autour d'une obsession états-unienne, le dépassement de soi.


You Will Meet a Tall Dark Stranger (Poznasz przystojnego bruneta) de Woody Allen, Etats-Unis, 2010, comédie :

Abandonnée par son mari après 40 ans de mariage, Helena tente de se suicider, suit un peu une psychothérapie avant de chercher le réconfort auprès d'une voyante qui lui prédit une grande histoire d'amour.

Woody Allen continue son va-et-vient entre l'Europe et les Etats-Unis. Et après le new-yorkais Whatever Works il y a 2 ans, voici le londonien You Will Meet a Tall Dark Stranger. Il y aura certainement la possibilité de tirer un bilan géographique dans quelques années, mais pour le moment, il semble que la localisation n'ait pas d'importance quant au résultat. Il s'agit toujours d'une comédie traitée en apparence légèrement sur un thème plus grave (le troisième âge et l'absurdité de l'existence) dont la mise en scène et les dialogues servent à merveille des acteurs excellents (Naomi Watts, Josh Brolin, Antonio Banderas). Un bon vaudeville, lucide, acide et drôle.

Le 11 mars


No Strings Attached (Sex Story) d'Ivan Reitman, Etats-Unis, 2011, comédie :

« Sex Friends » endurcis, Emma et Adam acceptent les règles du jeu (ne jamais s’offrir de cadeaux ; toujours partir avant le petit-déjeuner ; ne jamais tomber amoureux), mais ce n'est pas toujours évident.

Il ne faut certainement pas se demander comment quelqu'un qui a réalisé SOS Fantôme, quelqu'un qui a utilisé en premier à contre-emploi Arnold Schwarzenegger (Twins) en est arrivé à produire des comédies aussi insipides que My Super Ex-Girlfriend et ici No Strings Attached. Il n'y a rien pour relever le niveau et même Natalie Portman, pourtant convaincante, ne laisse qu'une faible impression par rapport à sa prestation dans Black Swan.

Le 18 mars


Los Ojos de Julia (Oczy Julii) de Guillem Morales, Espagne, 2010, horreur :

Non convaincue par la version officielle qui conclut au suicide de sa sœur, Julia refait le chemin des évènements de ces derniers mois et se rend compte que quelque chose d'anormale s'est produit. La maladie dégénérescente dont elle souffre s'en trouve accélérée et les attaques de cécité se multiplient.

Los Ojos de Julia confirme la tendance actuelle d'un certain cinéma hispanophone pour le fantastique, les monstres et l'horreur avec comme trait d'union le réalisateur et producteur Guillermo del Toro. Certes, Guillem Morales ne révolutionne pas le genre avec un scénario parfois un peu pesant, mais dans l'ensemble, il entretient tout au long du film un suspens haletant reposant sur le paradoxe que plus l'héroïne devient aveugle, plus les ténèbres s'obscurcissent et plus le spectateur comprend l'intrigue. Et surtout, il offre à Belén Rueda (El Orfanato) un rôle en or.

Le 25 mars


 

EGALEMENT A L’AFFICHE

04 mars

Rango de Gore Verbinski, Etats-Unis, 2011, animation : un caméléon acteur a toujours rêvé d'être un héros et quand il arrive dans une ville isolée où l'eau a mystérieusement disparu, il endosse spontanémént le rôle d'un homme de loi, mais il se rend vite compte que ce n'est pas sans danger.

The Adjustment Bureau (Władcy umysłu) de George Nolfi, Etats-Unis, 2011, science-fiction : pour échapper à son destin, David Norris doit poursuivre la femme qu'il aime dans les rues de New York.

The Rite (Rytuał) de Mikael Hafstrom, Etats-unis, 2011, thriller : un séminariste sceptique, Michael Kovak suit malgré lui des cours d’exorcisme au Vatican et rencontre l'énigmatique père Lucas.

The Fighter (Fighter) de David O. Russell, Etats-Unis, 2010, drame biographique : histoire de Micky Ward, de ses débuts sous la houlette de son frère à la gloire sur les rings.

Los Colores De La Montana (Kolorowe wzgórza) de Carlos Cesar Arbelaez, Colombie/ Paraguay, 2010, drame : dans la campagne colombienne, une institutrice découvre un village qui vit au rythme du conflit entre guérilla et militaires. Un de ses élèves, Manuel, 9 ans, s'échappe de cet enfer quotidien grâce au football. Mais son nouveau ballon atterrit par accident en plein milieu d'un champ de mines. Il va tout faire pour le récupérer.

Sala samobójców de Jan Komasa, Pologne, 2010, thriller : Dominik a tout dans la vie, des amis, une belle copine et des parents riches. Mais sa passion des jeux vidéo le fait suivre une femme virtuelle qui l'introduit dans la « Salle des suicidaires » d'où l'on ne peut fuir.

11 mars

Mars Needs Moms! (Matki w mackach Marsa) de Simon Wells, Etats-Unis, 2010, animation : pour sauver sa mère enlevée par des extraterrestres, Milo embarque à bord d'un vaisseau spatial.

Jao Nok Krajok (Zwyczajna historia) d'Anocha Suwichakornpong, Thaïlande, 2009, drame : quand son nouvel infirmier arrive, Ake, paralysé depuis un accident et qui vit seul avec un père autoritaire, s'amuse à le maltraiter.

Jan Paweł II. Szukałem Was... de Jarosław Szmidt, Pologne, 2011, documentaire religieux : documentaire sur la vie et la parole de Jean Paul II.

Jeż Jerzy de Tomasz Leśniak et Wojtek Wawszczyk, Pologne, 2010, animation : le hérisson Jerzy, tout en se moquant des défauts nationaux, est un héros proche de tout ceux qui n'aiment pas le politiquement correct et qui n'apprécient pas trop les skinhead et les dresiarz.

Italiani de Łukasz Barczykm Pologne, 2011, mœurs : voyage dans l'intimité d'un homme et de ses relations avec sa famille. De ces images très personnelles ressortent une impression très universelle.

Le 18 mars

World Invasion: Battle Los Angeles (Inwazja: bitwa o Los Angeles) de Jonathan Liebesman, Etats-Unis, 2011, science-fiction : dans les rues de Los Angeles, les Marines affrontent des extraterrestres.

Limitless (Jestem Bogiem) de Neil Burger, Etats-Unis, 2011, thriller : grâce à une nouvelle drogue, un écrivain devient célèbre, mais c'est sans compter les effets secondaires.

Neka ostane medju nama (Między nami) de Rajko Grlic, Croatie/ Serbie/ Slovénie, 2010, comédie dramatique : dans le Zagreb contemporain, les relations légères et dramatiques de deux frères, de leurs femmes et de leurs amants en quête d'amour et de bonheur.

The Winner (Wygrany) de Wiesław Saniewski, Pologne, 2011, drame : un jeune pianiste américain d'origine polonaise ne supporte plus la pression, plaque tout et part pour la Pologne. Seul et endetté, il rencontre Franek, ancien professeur de maths fin connaisseur des courses de chevaux qui lui présente Kornelia.

Młyn i Krzyż de Lech Majewski, Pologne/ Suède, 2010, drame historique : en 1564, Bruegel, peintre flamand, produit plusieurs tableaux sur Jésus Christ dont la souffrance renvoie à celle de la Flandre alors sous contrôle espagnol (voir la critique dans ce numéro).

Le 25 mars

Periferic (Peryferie) de Bogdan George Apetri, Roumanie, 2010, drame : en liberté conditionnelle pour 24h, Matilda est bien décidée à ne pas revenir en prison et espère beaucoup de sa famille. Mais les retrouvailles avec son frère ne se passe pas du tout comme prévu.

Sucker Punch de Zack Snyder, Etats-Unis, 2011, fantastique : enfermée dans un asile psychiatrique par un beau-père tyrannique, une petite fille trouve un peu de répit dans son quotidien très difficile grâce à l'invention d'un monde extraordinaire.

Justin Bieber: Never Say Never de Jon Chu, Etats-Unis, 2010, documentaire musical : retour sur l'ascension fulgurante de Justin Bieber, de Stratford au Canada au Madison Square Garden de New York.

Los numeros de Ryszard Zatorski, Pologne, 2011, comédie policière : la vie d'un policier change du jour au lendemain, quand il gagne 17 millions au loto et qu'un certain nombre d'évènements imprévu se produit.

Pokoj v dusi (Pokój w duszy) de Vladimir Balko, Slovaquie, 2009, drame : après un long séjour en prison, Tono, la quarantaine, va essayer de refaire sa vie.

 

 

 


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